
LES CRITERES D'APPRECIATION
Que regarde le Jury lorsqu'il visite une commune ? |
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| L'attribution du label
Ville Fleurie ou Village Fleuri s'effectue selon une charte précise
basée sur trois séries de critères.
Les coefficients sont proposés à titre indicatif.
Ils sont modulés selon le niveau de labellisation, la taille
et les spécificités locales de la commune visitée.
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les critères (PDF)
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le règlement (PDF)
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| PATRIMOINE
PAYSAGER ET VEGETAL |
50/100 |
| Quelle que soit la taille
de la commune, ce critère reste affecté d’un coefficient
maximum tout en confortant le patrimoine végétal par
rapport au fleurissement proprement dit. |
Parcs, Espaces ouverts ou clos
La visite du jury doit inclure un certain nombre de parcs et de squares.
Le style des parcs, leur architecture paysagère, leur niveau
d’entretien et leur fréquentation doivent être
soulignés. |
Espaces
verts d’accompagnement
Les espaces verts d’accompagnement sont souvent conçus
en fonction du bâtiment ou de l’équipement et le
mettent en valeur : Mairies, églises écoles ou cimetières
doivent bénéficier d’un cadre vert ou d’un
fleurissement.
En ce qui concerne les équipements de voirie, l’espace
vert peut être l’élément central de la composition
(place ou giratoire) mais, même s’il correspond souvent
à l’aménagement de «délaissés»
son rôle est essentiel pour l’intégration de l’ensemble
dans le paysage urbain. |
Arbres
Plus que les arbustes, les fleurs ou les pelouses, les arbres tiennent
une place très importante dans l’environnement de nos
cités. L’inventaire, la protection et l’entretien
des arbres patrimoniaux, publics ou privés, constitue une première
étape. Il faut ensuite, à chaque aménagement,
que la place de l’arbre soit aussi impérative que celle
de tout autre équipement. |
Arbustes
& rosiers
Le fleurissement arbustif, la fructification et la coloration automnale
– pour peu que la gamme soit utilisée à bon escient
– peuvent participer à un moindre coût à
une décoration des quatre saisons. |
Pelouses
et couvre-solS
Bien entretenu, ils assurent la mise en valeur des compositions florales,
mais les tontes, l’arrosage et les apports d’engrais constituent
l’un des postes les plus importants de la maintenance des espaces
verts. Or les différents sites ne nécessitent pas les
mêmes soins : une réflexion sur la fonction des espaces
peut déboucher sur des économies substantielles. |
Fleurissement
pleine terre et hors sol
Ce poste à lui seul mobilise entre un quart et un tiers des
coefficients.
L’importance et la localisation du fleurissement sont des éléments
essentiels d’appréciation. Précisons toutefois
que la notation privilégiera la qualité par rapport
à la notion de quantité encore trop omniprésente.
La qualité des massifs reste primordiale tant par la qualité
des fleurs, la diversité de la gamme, que par l’élégance,
l’originalité et l’harmonie des compositions.
Pour les villes concourant pour la « quatrième fleur
» ou pour le Grand Prix, la rythmicité du fleurissement
et le concept de décoration des quatre saisons seront intégrés
dans le jugement.
S'agissant des aménagements hors sol, bacs, jardinières
et suspensions, chaque fois que ce sera possible, l’aménagement
en pleine terre sera privilégié, mais la densité
de l’occupation de l’espace urbain oblige souvent à
recourir à du mobilier hors sol. La localisation de celui-ci
devra malgré tout être cohérente, les récipients
seront discrets, habillés par la végétation,
et les règles de composition, de mise en œuvre et d’entretien
seront les mêmes que pour les massifs. |
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| DEVELOPPEMENT
DURABLE ET CADRE DE VIE |
30/100 |
| En mettant l’accent,
dans la notation, sur l’amélioration de l’environnement
et sur les pratiques aboutissant à un développement
durable, le CNVVF entend accentuer une prise de conscience encore
insuffisante. Quel serait l’intérêt de récompenser
une ville ou un village dont le fleurissement n’habillerait
qu’un environnement dévasté ? |
Gestion
de l'eau
La pénurie de la ressource en eau que l’on constate depuis
quelques années dans un nombre croissant de départements
et de régions doit nous inciter à être vigilants
sur son utilisation et à encourager toutes techniques permettant
de l’économiser. Dans cet esprit, et particulièrement
dans les zones concernées par la sécheresse, les jurys
devront interroger les collectivités sur les techniques mises
en œuvre pour économiser l’eau : par exemple l’arrosage
aux heures les moins chaudes de la journée, l’utilisation
de paillages, le choix d’espèces mieux adaptées
aux contraintes climatiques, les techniques utilisées pour
l’irrigation et le bon état d’entretien des réseaux,
etc …
Les jurys s’informeront également sur les arrêtés
préfectoraux d’interdiction ou de limitation de l’arrosage,
et sur leur application. |
Inventaire
et protection des espaces naturels
Pour identifier et planifier les actions, une Charte de l’Environnement
est souvent un outil pratique. Comme les jardins, les espaces naturels
sont à inclure dans le patrimoine vert de la commune. Forêts,
marécages, plans d’eau, espaces littoraux sont à
inventorier, à restaurer, à aménager sans les
dénaturer et, surtout, à protéger. |
Gestion
raisonnée des produits chimiques et mise en place de techniques
alternatives
Chaque municipalité devra afficher sa position et son action
vis-à-vis d’une gestion raisonnée des produits
chimiques. Il faut en effet limiter la quantité de produits
employés en s’interrogeant sur l’utilité
de certaines pratiques et chercher des solutions de substitution,
notamment la lutte biologique et en dernier ressort, diminuer la nocivité
des traitements en choisissant, à efficacité égale,
les substances les moins toxiques. |
Propreté
La propreté au quotidien est un poste élémentaire.
Le ramassage des papiers et autres déchets ne doit pas se limiter
au centre-ville, leur gestion à partir de tris sélectifs
et de déchèteries doit être mise en évidence.
L’élimination des tags et la maîtrise de la pollution
canine participent aussi à la mise en valeur du site. |
Patrimoine
bâti
La qualité du patrimoine bâti à toujours créé
des disparités entre les candidats, et les jurys doivent savoir
faire la péréquation sur ce point entre une ville de
banlieue et un village aux maisons à colombages. Dans chaque
cas cependant les municipalités doivent savoir valoriser leur
patrimoine ancien ou moderne, et inciter, par des mesures d’accompagnement,
leurs concitoyens à entretenir leurs habitations. |
Mobilier
urbain
Le mobilier et les jeux représentent un poste important du
budget communal. L’attention des municipalités doit d’abord
porter sur la pertinence des implantations mais aussi sur le niveau
d’entretien. |
Maîtrise
de l'affichage publicitaire
L’accumulation de l’affichage publicitaire et des panneaux
4x3 constitue une pollution visuelle à laquelle il n’est
jamais trop tard pour remédier. En plus des lois, chaque municipalité
peut mettre en place des réglementations particulières.
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Réseaux
l’assainissement a été l’une des premières
sources de pollution prise en considération par les municipalités,
mais certaines pratiques alternatives innovantes peuvent aussi être
mises en valeur, tels les bassins de rétention et les toitures
végétalisées pour les eaux pluviales, et les
plateaux absorbants pour les eaux usées.
Sur le plan visuel, l’effacement des réseaux aériens
ne doit pas être négligé. Chacun comprenant qu’il
est impossible de tout réaliser en une fois, il faudra soumettre
au jury un programme cohérent d’effacement ou d’enfouissement.
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Entrées
de ville
Trop souvent les entrées de nos villes se présentent
comme des zones commerciales banales et dégradées, où
les préoccupations paysagères sont totalement absentes.
Une entrée de ville soignée est indispensable pour le
label « quatre fleurs » et « Grand Prix »,
et cas échéant, il conviendra de présenter au
jury un plan de requalification paysagère. |
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| ANIMATION
& VALORISATION TOURISTIQUE |
20/100 |
| ce dernier groupe de critères
souligne la finalité de l’action du CNVVF : celle-ci
ne trouve tout son sens que dans l’appropriation par le public
de son environnement et de son cadre de vie et repose sur trois axes
majeurs : l’économie et le développement touristique,
l’environnement, le social. |
Promotion
du label
les communes doivent faire connaître leur label et les jurys
peuvent donc vérifier s’il est fait mention de ce label
sur les documents édités par la mairie, l’office
de tourisme ou sur le site internet de la commune. Il est également
souhaitable que les communes organisent des évènements
en rapport avec les jardins et le fleurissement : fêtes des
plantes, fêtes des fleurs, corso fleuris, etc … |
Jardins
familiaux
Ils représentent une demande de plus en plus forte des habitants
et jouent un rôle social très important, de même
que les actions qui peuvent être proposées comme les
jardins partagés, les jardins en pied d’immeuble ou autres.
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Animations
scolaires
Actions pédagogiques adaptées |
Participation
des habitants
Concours communal de maisons, balcons fleuris…
Concertation et relation avec les associations |
Actions
de coordination
Certains organismes peuvent être propriétaires de surfaces
importantes dans les communes. Il est important que les jurys soient
informés des accords qui ont été passés
pour le traitement et la gestion de certains espaces, par exemple
les talus SNCF, les berges des canaux, les espaces verts autour des
immeubles propriétés des offices d’HLM, les ronds-points
ou équipements de voirie gérés par les DDE. |
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